Et me voilà reparti, après un petit déjeuner partagé avec des coureurs en montagne. Ce sont les championnats du monde de course en montagne à partir de demain, à Nicolosi.
L'idée c'était de repartir tranquillement, un objectif très partiellement atteint. Le choix était entre la route nationale, et l'itinéraire originel, plus difficile, avec l'assurance de beaux paysages. Les paysages étaient superbes. La difficulté... j'ai vraiment douté dans la montée à Centuripe.
Avant cette difficulté, je me suis arrêté manger dans la cabane en ruine de garde-barrière d'une ligne de chemin de fer abandonnée. Le seul endroit à l'ombre. Une route empruntée seulement par les agriculteurs. Beaucoup se sont arrêtés et ont klaxonné juste pour me saluer, toujours avec un grand sourire. Un m'a fait signe de venir, pour savoir d'où je venais, et tout le reste... "et si tu as besoin de quoi que ce soit, j'habite la deuxième maison à gauche, viens nous voir !"
Toutes ces manifestations d'intérêt et de sympathie me touchent, je ne m'en lasse pas, elles me portent.
Entre Centuripe et Regalbuto, c'est la fête des yeux ! Une route "interdite à tous les véhicules", mais je commence à m'habituer : elles sont juste en (très) mauvais état. Et de toutes façons il n'y en a pas d'autres.
À Regalbuto, la propriétaire du B&B met le vélo dans un garage qui ne ferme pas à clé. "Il ne risque rien, il n'y a pas de voleurs ici." Encore une idée préconçue qui explose en morceaux.