Les jours se suivent... sans se ressembler. Dès le départ la circulation est faible, la route en balcon au-dessus de la mer est agréable, ça sent bon la méditerranée. Après une dizaine de kilomètres, panneau "route fermée". Comme le passage des pompiers et de la police est explicitement possible, j'y vais, sachant que j'ai un plan B en béton : le train. La route nationale s'est transformée en piste sur quelques centaines de mètres, les gens des villages y circulaient, et les paysages y étaient enfin sauvages.

La pluie est arrivée tout de suite après, m'empêchant de profiter de la traversée du magnifique village perché de Pischiotta. Je me suis réfugié dans un bar de bord de route, avec des motards détrempés eux aussi... qui m'ont confirmé que ce mauvais temps était exceptionnel - ce qui me fait une belle jambe - et que le retour du soleil est pour demain... c'est très agréable d'y croire, mais pour le moment ce n'est que spéculation.

Cela dit il ne pleut plus que par averses, et je peux manger tranquillement au bord dune plage.

L'après-midi c'est une belle montée depuis le niveau de la mer jusqu'à un col à plus de 500m... où une nouvelle averse m'attrape. J'avais oublié combien il faisait froid dès qu'on quitte le littoral. L'hébergement est juste en bas de la pente.

Aujourd'hui j'ai passé le cap des 1000 kilomètres.

Et encore merci pour vos messages.